Un site de mode original… et réussi

Une expérience dans l’industrie de la mode avec Only. On est loin du traditionnel site décrivant les produits. Non ici, on vous raconte une histoire dans un vidéo léché, et chaque image est cliquable. Oui oui chaque im...
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Moleskine sur iPad

Si vous faites partie des amateurs de Moleskine, que ce soit pour prendre des notes, ou exprimer vos talents artistiques, vous ne serez pas décus par cette application iPad. Trés fidèle à la version papier. Trés réussie. #b...
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Formats publicitaires du futur

Voici une vidéo montrant les finalistes des Future Formats Awards 2012, compétition organisée par l’IAB UK. On vous parlait déjà de ces nouveaux formats l’an dernier ici. Le format cascade semble particulièremen...
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Je suis un "enfoiré de blogueur"

J'ai toujours aimé Coluche. Les Restos du Coeur sont probablement la première cause avec laquelle je me suis trouvé en contact. Alors pour moi il est normal de cautionner les "les Enfoirés de blogueurs".Les restos du coeur...
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la campagne sociétale 2010

Ca y est, le résultat de la campagne sociétale de l'année, organisé par Osocio, et dont je faisais partie du jury, est révélé. Je suis tellement content de voir la campagne que j'avais désigné prendre la tête du cl...
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Twitter et les ONG nord-américaines

Selon une récente étude les ONG seraient plus rapides dans leur adoption des médias sociaux que les entreprises... pour la troisième année consécutive. On ne peut désormais plus se passer de Twitter lorsqu'on travaille po...
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Je suis passé à Android, voici pourquoi

J’ai craqué. J’ai abandonné mon iphone pour le Galaxy S3, et aprés 2 mois, malgré un petit temps d’adaptation légitime, je n’ai pas de regret. Au contraire, plus le temps passe et plus je pense avoir fait le bon choix.

Je ne suis pas un ayatollah de la marque

C’est pas parcequ’on travaille en pub qu’on est un ayatollah de la marque. Je ne suis pas un Apple fan de la première heure, ni ne compte me livrer à du Apple bashing pourtant trés à la mode depuis le début de l’ère Tim Cook.  Je me souviens qu’il n’y a pas si longtemps j’avais encore un Blackberry, c’est dire. A l’époque je faisais même des jaloux, rares étaient encore les privilégiés à avoir ce gros joujoux. Le blackberry était l’apanage du VP, ou du consultant branchouille (je faisais partie de la deuxième catégorie). Aujourd’hui, en agence de pub, rares sont ceux qui n’ont pas un iphone. Les fans finis exhibent certes leur iphone 5, mais plus personne n’a de blackberry. Par contre, une minorité commence à avoir des Android. Pour moi le signe des temps c’est que ce sont les développeurs qui trippent sur les Android. Et comme ils sont les nouveaux trend setters, s’ils adoptent Android, alors Android va devenir le leader sur le marché.

Parmi les modèles Android, le Samsung Galaxy SIII semblait être celui qui se démarquait le plus. Je l’ai essayé. J’en ai parlé à des amis qui avaient déjà fait le saut. Ils m’ont convaincu. J’ai fait le saut à mon tour. Je reste persuadé qu’Android est LA plateforme qui est en train de remporter l’adhésion populaire. Il s’est vendu plus de Galaxy S3 le trimestre dernier que de iphones 4, pour la première fois depuis longtemps Apple est détroné. Android détient  75% du marché des smartphones dans le monde, et la tendance est à la hausse.

Mais au delà des chiffres et des statistiques, l’achat d’un smartphone n’est pas forcément un achat rationnel. J’ai choisi Apple aprés Blackberry car je sentais que c’est là qu’était l’innovation. Aujourd’hui je fais le même changement car je sens que c’est Android qui mène le bal de l’innovation. Je fais aussi le pari que l’intégration avec ma future TV Samsung sera optimale et que mon expérience TV sera plus riche dans l’univers Google.

L’univers Google ou l’univers mac?

Telle est la question en fait. On ne parle plus de simplement changer un téléphone pour un autre. Avoir un iphone depuis plusieurs année, dans mon cas, signifie aussi avoir de la musique, une collection iTunes, un système de son compatible, un calendrier Mac, des favoris dans Safari, des applications payantes téléchargées pour mac seulement et des années de photos familiales classées dans iPhoto. Bref, il existe un réél « switching cost » à passer sous Android. Mais si vous aimez l’univers Google, que vous avec un compte Gmail, que vous utilisez déjà Google calendar (oubliez iCal sur Android), que vous êtes prêts à racheter quelques App indispensables (oui Angry Birds en fait partie), alors l’univers Android est fait pour vous.

Ah oui, un détail qui a son importance pour l’avenir d’Android. Depuis toujours les technologies choisies par l’industrie du Porn sont celles qui prennent le dessus, et qui survivent aux autres. VHS sur bétacam quelqu’un? Qui se souvient encore du HD-DVD qui a perdu la bataille contre le format Blue-ray? C’est à chaque fois l’industrie du porn qui a tranché. Or Android est une plateforme ouverte, où l’on trouve de tout (du bon et du moins bon), et iOS est une plateforme dont le contenu à caractère sexuel est banni. L’industrie du porn a choisi Android. C’est un choix politique respectable ou discutable, c’est selon, mais …  le porn représente à lui seul environ 30% des données échangées sur le web. Je dis ca comme ca…

Alors voilà, je fais le pari qu’Android sera la plateforme de l’innovation. Je fais le pari que les applications de nouvelle génération, dites prédictives (comme Google Now par exemple), seront plus performantes sous Android. Je ne suis pas encore prêt à me débarasser de mon iPad ou de mon MacBook Pro mais pour le téléphone, Android m’accompagnera pour les prochaines années.

 


Un #facebookfail bien révélateur

J’avoue m’être bien marré hier à voir la quantité d’amis et de collègues rendus à moitié fous, en pleine panique car un (faux) viral laissait croire qu’un nouveau Bug de facebook laissait apparaitre nos DM sur notre timeline. OMG! Mon intimité? Aurais-je perdu le controle??

On est en 2012 mais il y a (beaucoup) de monde qui pense encore que ce qui se passe sur les médias sociaux peut demeurer secret. Allo! C’est le web. RIEN n’est secret ou confidentiel. D’ailleurs, les plus jeunes dans les écoles se partagent leur mot de passe facebook comme gage de confiance, c’est dire. Ils ont compris que si c’est sur facebook, même les DM, alors c’est du domaine public.

Il en va de même pour vos textos, vos emails (regardez la pub contextuelle sur votre gmail par exemple), et même vos conversations téléphoniques. Je rappelle que des entreprises comme Axciom sont spécialisées dans la collecte de données laissés par les internautes sur le web, et ils les revendent à prix d’or aux entreprises qui souhaitent vous bombarder de pub. Ils connaissent désormais pas mal tout de vous, même des détails qui vous semblent impossible comme vos anciennes adresses, si vous avez des animaux de compagnie ou si vous êtes droitier ou gaucher. Ce n’est pas creepy, c’est juste la réalité du web. On peut aimer ou détester ca, c’est un fait, et il faut vivre avec.

Je connais des gens qui ne sont pas sur les médias sociaux pour rester discrets et conserver leur vie privée, mais s’ils vont sur le web, ils sont comme les autres, et les robots en savent autant sur eux.

Ce #facebookfail est à mon avis révélateur de l’ignorance généralisée des internautes sur la collecte de données. Mais au delà, c’est aussi révélateur d’un sorte de peur ambiante (et croissante) envers le réseau. Comme on ne comprends pas tout ce qu’ils font, on a peur. De là à parier sur le déclin de facebook au profit d’un autre réseau social il n’y a qu’un pas.

Maintenant, je vous partage une réflexion d’un ami programmeur: et si ce #facebookfail avait pour origine l’équipe de Google+? Ce serait pas si fou quand on y pense… non?


Je fais une expérience de politique québecoise 2.0

J’ai décidé de faire une expérience pendant toute la durée de la campagne électorale: ne m’informer qu’à partir du web. Je consulte occasionellement les journaux en papier, mais je boycotte la TV. Et je compare aux précédantes élections.

J’avais fait la même expérience avec les Jeux Olympiques, mais l’olympisme canadien est tellement insignifiant pour les jeux d’été (36ème rang des médailles) qu’il n’y a pas grand chose à rater… Pour la politique par contre, surtout durant ces élections venant aprés une crise sociale menée casseroles battantes par les étudiants, les esprits sont plus qu’enflammés, les twitfghts sont fréquents, et l’humour est plus que présent, bref c’est un bonheur.

Pour la politique, je choisis de ne suivre de manière régulière que les médias sociaux. Je me suis abonné à la page facebook des grands partis en lice, et je suis sur twitter les partis et leurs ténors (quand ils sont présents). Je suis aussi les hashtags les plus populaires tels que #qc2012 et #polqc ou encore le toujours actif #assnat. A part ca, je n’ai pas de règle. Lorsqu’un parti renvoie sur une page de son propre site, j’y vais. Lorsque des individus pointent des nouvelles sur des grands sites d’informations (ou des moins grands) j’y vais aussi sans préjugé. Je ne considère pas tel organe de presse comme plus ou moins interessant qu’un autre. Si la personne qui le réfère sur twitter ou facebook a de la crédibilité pour moi, j’embarque. Je regarde des vidéos et pour ne pas être biaisé, je m’efforce de ne pas participer mais d eme contenter d’être un observateur.

Premier enseignement:  Je ne rate pas grand chose. Les analyses des journalistes à la télévisions n’ont pas plus de valeurs que les commentaires des journalistes de la presse sur le web. Les grands moments qui tournent en boucle sur les chaines de télé sont aussi rediffusés en vidéo sur le web.   Et même je trouve une impertinence et un humour chez les commentateurs de twitter qu’on entends jamais à la télé. Même les analystes qui passent à la télévision, et qui ont un compte twitter sont beaucoup plus amusants, interessants et libérés sur la toile que sur le papier. Enfin, lorsqu’on me parle de politique, je ne suis pas perdu. Toutes les infos que mes amis ont eues en regardant la télévision, je les connais aussi sans avoir allumé mon téléviseur.

Deuxième enseignement: la politique est beaucoup plus vivante sur le web. Les twittclashs sont violents, le dernier en date sur les saines habitudes de vie d’un ministrable obèse a été particulièrement sanglant. L’humour (et les bassesses parfois) deviennent monnaie courante. Comme en politique « normale », on trouve les seconds couteaux qui twittent pour la cause et défendent le programme (ou le bilan) de leur chef. Deux des trois grands chefs en campagne ne sont pas personnellement actifs sur twitter. Par contre leur entourage, leurs conseillers et certains députés à l’avant plan de la scène politique engagent une conversation effrenée avec leur base autant qu’avec leurs adversaires.  Naviguer sans transition au cours de ma soirée entre les analyses songées de @ChantalHebert pour ensuite assister aux piques acérées de Michel Rochette (qui bien que fraichement débarqué sur twitter en a compris la logique et l’intelligence avec une rapidité déconcertante), et finir sa soirée en lisant les réponses du drolissime @danielthibault et de son populaire hashtag #danielvousreponds permet de vivre la politique de manière beaucoup plus agréable que pendant le journal télévisé.

Troisième enseignement: la politique c’est un dialogue… qui s’est réouvert. J’avais depuis longtemps le sentiment d’avoir perdu ce dialogue. Désormais les organisations politiques sont à un clic de leur électorat, et les futurs députés répondent aux questions d’ordre local autant que d’ordre général. Ca fait plaisir. Le lien politique semble renoué. La question reste de savoir qui est derrière le compte. La plupart du temps ce sont tout de même les vrais candidats. Et derrière un logo, on trouve de vrais militants au courant de la position du parti. Sans être le parti le plus populaire, QS est surement le parti le plus présent sur les médias sociaux, et si ce n’est le plus bruyant, du moins le plus établi, sa gestionnaire de communauté se raconte ici. Bien sur le nombre de followers n’est pas un critère valide. Certains des partis en présence ont jusqu’à 20% de bots et de faux comptes dans leur base. Si comme moi ca vous amuse, vous pouvez faire le test avec ce nouveau service web: service people. Comparez avec les grands noms de la campagne américaines et vous verrez que quand on se compare on se console…

Quatrième enseignement: Twitter prends du temps, beaucoup de temps. @francoislegault tire relativement bien son épingle du jeu dans la mesure où ses tweets sont suivis et repris, il réponds à tout le monde, et il diffuse les contenus de sa plateforme, retwittant les articles de journaux mentionnant ses interventions et celles de son équipe rapprochés, mais les attaques sont nombreuses, ce qui implique souvent une stratégie de défense, et le temps qu’il y passe est considérable. Je comprends que les chefs plus implantés ne tweettent pas eux-mêmes: ils n’ont pas le temps de bien le faire. Être actif sur twitter demande une relativement grande disponibilité que les plus occupés ne peuvent entretenir. Cependant, malgré cette contrainte de temps, les partis les moins riches semblent voir en twitter un média dont le coût est le temps plutôt que l’argent. Pour eux, les médias sociaux deviennet une alternative aux couteux spots de 30 secondes. Il est ainsi symptomatique de voir que les chefs des deux partis historique PQ et PLQ sont absents des médias sociaux, mais que les chefs des partis plus jeunes et moins riches tels que la CAQ, QS et ON, eux entretiennent une présence nourrie sur les médias sociaux. Les résultats du vote nous donneront les réponses sur la pertinence de ces choix, mais mon pari est que les deux grands partis vont ramasser le plus de votes.

Cinquième enseignement: aux prochaines elections tous les chefs seront sur twitter. On dit souvent que les médias sociaux, c’est du slow marketing. Les partis politiques (qui réussissent) planifient sur le long terme. Ceux qui ont commencé à entretenir une solide présence sur le web en verront les bénéfices au bout de plusieurs années. Les chefs de demain seront les jeunes d’aujourd’hui, qui vivent avec les médias sociaux. Quand on voit que Leo bureau Blouin annoncé ses intentions et son programme sur twitter en primeur, et que son engagement premier est de créer une plateforme web pour que les citoyens de son compté puissent s’exprimer. Qu’il soit élu ou pas, que cette plateforme voit le jour ou pas, une chose est sure, d’autres voudront faire la même chose, car c’est tout simplement ce à quoi s’attendent les jeunes de la génération web. Si on ne le fait pas aujourd’hui, ils le feront eux-même demain, alors pourquoi attendre?

 

 

 


Retour sur #canneslions d’un gars de web

J’ai la chance d’avoir fait partie des 10,000 publicitaires venus du monde entier pour assister au Festival des lions de Cannes 2012. J’en reviens la tête remplie de nouvelles idées, avec des coups de coeur bien sur, le genre de trucs où tu te dis, « Merde, j’aurais adoré y penser moi-même« , mais je ramène aussi quelques frustrations, celles où tu te dis: « La vache, dire qu’on avait proposé ca et qu’ils y ont pas cru… ou plutôt qu’on a pas réussi à les convaincre, et ca repart avec l’or! » Voici queleques constats sur le festival, à travers le prisme du gars qui pousse le digital dans une agence trad…

Mon premier constat c’est que le festival de Cannes est loin d’être un festival trés branché sur la technologie. Bien sur il y a une catégorie cyber, et cette année a vu la création de la catégorie mobile, mais on sent bien que le coeur n’y est pas. Autant on a des tas de salles de cinéma pour visionner les milliers de films en compétition (oui je dis bien les milliers), autant pour regarder les campagnes mobiles, on n’a que 2 douzaines d’ordinateurs sur lesquels les cas sont exposés en vidéos, avec toutes les autres catégorie. (oui oui des ordis pour du mobiles, je sais…) Ces 24 ordinateurs sont pris d’assaut, et plantent souvent. (Je vous ai dit qu’on était 10,000 sur place?) J’ai pas vu un iPad dans tout le palais, du moins pas pour consulter les pièces. Les festivaliers en avaient pourtant, souvent. Ils prenaient même en photo… les pubs prints. Hé oui…

On sent surtout que le monde n’est pas là pour le mobile ni pour le web. La catégorie reine demeure le 30 secondes, de loin, et le print, juste aprés. Il est de bon ton de transcender le 30 secondes en le rallongeant à 2 ou 3 minutes, ca c’est créatif ;-) Bien sur que j’exagère, il y a quand même les catégories Titanium Integrated campaign, et même la dernière née: Branded content qui montrent que l’on prend le virage numérique(même si cette dernière est celle avec le moins d’entrées, avec mobile). Voici le tableau du nombre d’entrées par catégories, on comprend tout en un clin d’oeil…

Cependant, en tant que gars de web, j’ai été décu du traitement donné à l’interactif: on en montre un peu mais on ne le vit pas. Par exemple, je n’ai vu aucune Kinect dans le palais, ni aucune pub qui en faisait usage. #dommage Et quand je m’en suis ouvert à des vétérans du Festival, on m’a répondu que pourtant jamais Cannes n’avait autant été tournée vers le numérique. On me pointe du doigt le fait que les grands réseaux investissent massivement dans le numérique: Publicis a racheté Razorfish il y a déjà 3 ans, WPP vient de mettre la main sur AKQA poursuivant ainsi son shopping spree sur le digital, et Havas n’est pas en reste. Les grands réseaux achètent donc à prix fort la compétence interactive et essaient (avec plus ou moins de succés) de l’intégrer à leur offre existante. Et comme ce sont les réseaux qui font Cannes, on va voir d eplus en plus de digital à Cannes. C’est un fait. On est sur la bonne voie, mais la route est encore longue…

Mon deuxième constat, c’est que la plupart des pubs qui m’ont marqué pendant ce festival sont des campagnes qui ont inventé un système et qui ont su utiliser la technologie pour la mettre au service du storytelling de la marque, et ce, toute catégorie confondue. Par exemple Toyota IQ qui utilise streetview, et qui gagné un cyber lion d’argent. Dans (exactement) le même esprit, Nature Valley a aussi gagné 2 lions d’or dans la catégorie branded content pour une intégration avec Google street view dans les parcs nationaux américains

Le bracelet qui mesure votre énergie et la communique à votre smartphone qui l’analyse, le Nike Fuel a tout ramassé, grand prix cyber et titanium grand prix. Un QR code géant en 3 dimensions qui devient lisible à midi seulement, grace à son ombre portée a fait sensation en Corée, et ramasse l’or dans la catégorie direct. Et enfn, dernier exemple, dans la catégorie mobile, l’application de légo, life of georges, qui parvient à superposer une expérience virtuelle en jouant aux fameux légos est une réalisation technologique qui permet de relier les mondes réels et virtuels dans une même expérience de marque.

Troisième constat, ce qui gagne a (souvent) été viral. Il vient pourtant des publicitaires du monde entier au festival de Cannes, pourtant, les pièces qui remportent les plus prestigieux trophées sont souvent des campagnes qui ont beaucoup circulé durant l’année. Ces pièces ont connu une vie virale avant de connaitre la consécration suprême. Y a-t-il un lien? Les a-t-on partagées parcequ’elles étaient excellentes? Ou ont-elles été primées du fait de leur viralité? Pour les jurés, récompenser une pièce qui a connu le succés populaire est une façon de ne pas prendre de risque et de valider une excellence déjà mondialement reconnue. D’un autre coté, il est aussi plus facile de faire l’unanimité des jurés sur des piéces déjà connues: ils en ont déjà parlé avec leur propres équipes avant d’en débatttre. Peu importe, mais il est tentant pour le gars de web de faire le raccourci et de dire que pour gagner à cannes, il faut d’abord avoir gagné la bataille de la viralité. Des exemples? Outre ceux déjà cités plus haut, l’ours de Canal+ (grand prix craft), l’expérience interactive the museum of me (grand prix cyber), ou encore les 3 petits cochons du Guardian (lion d’or), m’avaient été envoyés plusieurs fois et par plusieurs contacts différents sur les réseaux sociaux, je n’ai pas été étonné de les voir gagner.

 

Quatrième constat: Cannes n’est plus seulement un festival de publicitaires, mais se veut le festival de la créativité, de manière plus large. Voià pourquoi les créatifs y sont de moins en moins nombreux, les clients de plus en plus nombreux, les gens de média, de planning, de production et les hauts dirigeants y sont aussi dignement représentés. Ceci dit, pour rappeller mon premier constat, je n’ai pas croisé de codeur… Voici une répartition des métiers présents.

 

C’est bien parceque c’est désormais le festival de la créativité et non de la pub que Bill Clinton vient faire un appel aux idées lumineuses pour changer le monde, et que la Fondation Bill et Melinda Gates met les moyens en proposant le Cannes Chimera, qui propose à 10 équipes de remporter 100,000$ pour développer une idée, sous le parrainage des gagnants de l’an dernier, destinée à prouver que l’aide, le don, la philanthropie, ca marche. J’ai assisté à la conférence de Chimera où un gagnant a inventé rien de moins que « la recette pour transformer la merde en or ». Il fallait quand même oser, montrer aux festivaliers de Cannes qui sortaient du Martinez, les toilettes des pays sous-développés, en guise d’introduction au système de biocharbon. C’est un ingénieux système qui se pose dans les latrines, qui récupère le excréments, pour ensuite les bruler, ce qui les transforme en engrais. Non seulement ca ne pollue plus, on se débarrasse des odeurs et des bactéries, mais en plus le produit est utile et… rentable #Chapeau. ca m’a donné envie de postuler pour l’an prochain…

Cinquième constat, les #futurelions me redonnent espoir dans l’avenir digital de la pub et de la créativité. C’est la compétition organisée pour les jeunes dont le mandat est de créer une campagne utilisant des technologies inexistantes il y a 5 ans. Deux coups de coeur dans cette catégorie: Made by waves pour Quicksilver. C’est une manière d’utiliser les marées pour alimenter en électricité les usines de quicksilver, et de créer une nouvelle marque reflétant cette réalité: made by waves, not just for waves! La deuxième est une idée incroyablement simple qui permettrait de rendre Bing totalement intégré à tous les logiciels de la suite windows. #impressionnant. C’est la catégorie qui m’a le plus inspiré. Si c’est ca l’avenir Cannes, alors j’y retournerai… Bon et puis c’est pas ca que ca devient, il va me falloir y retourner aussi pour m’en rendre compte ;-)

 


Gestionnaire de communauté: un métier en voie d’extinction

Billet inspiré de deux discussions cette semaine avec mes amis @martinlessard et @marianik1968k . Attention, contenu pas trés politically correct…

Entendons-nous bien: je crois toujours (et plus que jamais) aux réseaux sociaux et aux fonctions sociales sur le web. Mais non je ne pense pas que les gestionnaires de communauté aient un grand avenir, du moins pas dans leur forme actuelle. Par contre, ils sont les mieux placés pour accompagner les changements qui s’annoncent.

Une précision tout d’abord: je ne fais pas partie de ces ayatollah du web qui considèrent que les médias sociaux sont indispensables à tout le monde. Oui je recommande (de plus en plus souvent) de ne pas aller sur les médias sociaux pour certains clients. Ils m’adorent pour ca d’ailleurs. C’est normal: la nature humaine n’aime pas trop le changement. Alors quand un consultant vous dit de ne pas changer, et de ne pas suivre la voie tortueuse que montrent pourtant la plupart des guides, ca surprend, puis ca rassure. Je ne veux pas me faire non plus le chantre des dinosaures du web, mais tout ce que je dis c’est qu’avant de FAIRE du social sur le web, il faut ÊTRE social dans son organisation, et qu’avant d’apprendre à courir, il convient d’apprendre à marcher. Le gros bon sens quoi…

N’essayez pas de faire du social si vous n’avez pas D’ABORD mis en place des mécanismes de transparence, de consultation ouverte, et d’écoute active au sein de votre entreprise car ca ne marchera jamais. On ne fait pas du social: on embrasse de nouvelles méthodes de management. Aprés ça, dans un deuxième temps, on parlera d’application facebook ou de pinterest OK? Donc si vous n’avez pas opéré ces changements cruciaux, n’embauchez pas de gestionnaire de communauté, ca ne décollera pas, vous perdrez votre argent (mais vous pourrez vous péter les bretelles en disant que vous êtes sur les médias sociaux, c’est déjà ça…).

Quelle est la valeur ajoutée d’un gestionnaire de communauté ?

La réponse à cette question dépends essentiellement de la taille de votre organisation:

  • Option 1-  les petites organisations : Pas besoin de gestionnaire de communauté, du moins pas full time. Soyez sur les médias sociaux, mais utilisez un employés allumé qui passera une heure par jour sur les réseaux où vous avez décidé d’entretenir une présence.  Ca suffira largement, ca ne vous coutera pas grand chose, et vous entretiendrez la conversation avec vos fans, il sera un peu votre bouche et vos oreilles. Si un jour vous voulez investir et aller un peu plus loin, donnez le mandat à votre agence ou un consultant de vous aider pour la stratégie, et poursuivez avec cet employé.
  • Option 2 – les moyennes organisations : une présence plus soutenue s’impose. C’est le cas où un gestionnaire de communauté est (parfois) justifié. Vous êtes occupés, vous avez beaucoup de choses à raconter, vous vous êtes peut-être même lancés dans un blogue, ou dans la création de contenu de manière plus ambitieuse. Les internautes réagissent à ce contenu, il vous faut surveiller, écouter, réagir, et possiblement gérer des crises sur plusieurs plateformes. C’est le moment d’embaucher une bonne plume qui répondra aux qualités requises communément admises d’un bon gestionnaire de communauté.  Cette personne n’est tout de même pas un décideur dans l’entreprise, il est plus proche d’un porte parole. Si vous avez embauché une perle, elle aura le potentiel de relever un défi plus stimulant dans l’entreprise et voudra un poste de responsabilité… assez vite, et vous aurez besoin d’un nouveau gestionnaire de communauté.
  • Option 3: les organisations de grande taille (multinationales): le gestionnaire de communauté est un robot. Hé oui, ça n’est pas pour rien que les Sysomos de ce monde ont tellement de succés. Dans les grandes structures, lorsqu’il y a de nombreux paliers décisionnels, où toute décision prend du temps, il n’y a que peu de place laissée à l’improvisation et à la conversation en temps réél. Le fait est que les grandes organisation ont aussi généralement de grandes communautés qui ont tendance à s’autoréguler seules. Il existe donc un plan de publication sur les médias sociaux, les billets sont écrits à l’avance, parfois longtemps à l’avance, parfois traduits dans une autre langue (souvent au Canada), validés et contre validés, puis programmés pour être publiés à une heure déterminée par un logiciel. Ici, la personne en charge de réaliser ces taches ne s’appelle plus un gestionnaire de communauté mais un coordonnateur marketing, qui travaille au sein d’une grande équipe pour laquelle les médias sociaux ne sont qu’une infime partie du travail journalier. Il existe certes des stratèges, parfois mêmes des VP médias sociaux, mais plus guère de gestionnaires de communauté, ce sont des robots et des modérateurs.

 

Bien sur, comme pour toutes les grandes règles, il existe toujours des exceptions: je connais quelques (rares) gestionnaires de communauté qui se démarquent dans l’industrie, mais ceux là sont des ovnis non représentatifs de leur métier (même si ce sont aussi souvent les plus bruyants). Et ceux là, je prédis qu’ils ne resteront pas gestionnaires de communauté bien longtemps…

Alors quand on me demande quels budgets on devrait investir pour un gestionnaire de communauté, les chiffres sont en général assez bas pour les petites et grandes organisations, mais plus élevé pour les moyennes. Logique non? la gestion de communauté devient une commodité pour laquelle on n’est pas prêt à payer trés cher. Pour preuve, en cas de crise, on va embaucher une agence réputée ou un consultant digne de confiance pour élaborer la stratégie, et on confiera la gestion de communauté (on pourrait aussi dire la poutine) au gestionnaire de communauté qui jouera le rôle de simple éxécutant.

On me répondra qu’avec Twitter il est impossible de fonctionner avec des robots, et je suis entièrement d’accord (en fait c’est possible mais c’est vraiment nul).  Mais ce que je vois c’est que twitter ne fonctionne que pour une infime partie de la population. Le monde entier ne va pas débarquer sur twitter du jour au lendemain, les ados ne sont pas sur twitter. Twitter fonctionne de plus en plus  dans un contexte d’événementiel, et la tendance n’est pas de suivre un gestionnaire de communauté qui twitte sur ses heures de travail, mais plutôt de suivre une personnalité, une star, un CEO, un sportif qui idéalement commenterait une compétition en direct, ou un journaliste dans le feu de l’action. Les émissions de TV sociales qui marchent n’ont pas juste un gestionnaire de communauté, mais une star. Même les dragons se mettent à twitter, c’est dire.

Par contre, si pour toutes ces raisons gestionnaire de communauté est bien un métier en voie d’extinction, il n’en demeure pas moins vrai que les besoins des organisations évoluent rapidement et que les gestionnaires de communauté d’aujourd’hui sont également les mieux placés pour accompagner leur organisation dans ces changements. Ils vont devoir devenir des producteurs de contenus riches et élaborés, des rédacteurs, des journalistes, des analystes, des recherchistes, des gens de communication interne, des formateurs, parfois même des coachs pour aider les équipes internes à apprivoiser les médias sociaux, des stratèges, et pour les organisations fonctionnant en silot, il y aura des gestionnaires de gestionnaires de communauté.

Ma théorie c’est que le gestionnaire de communauté est en voie d’extinction, ou du moins en voix de mutation. Une chose est sure, s’il ne se positionne pas comme un ambassadeur du changement dans son organisation, il est mort. Si les entreprises prennent le virage social, TOUS les employés deviendront à terme des gestionnaires de communauté, le rôle n’appartiendra donc à aucun…

Crédit photo via


Trois stratèges web se prononcent sur #Kony2012

La semaine dernière j’écrivais que #kony2012 deviendrait la campagne de l’Année. Quelques jours plus tard la polémique enflait, et le viral fracassait tous les records: 100 millions de visionnements en 6 jours, c’était effectivement du jamais vu. Les opinions se sont vite cristallisées sur la pertinence d’une telle action. J’ai eu l’impression que les plus jeunes embarquaient sans réserve et que les plus critiques étaient les plus agés, et les ambassadeurs des médias traditionnels comme ici.

J’ai alors eu l’idée de demander à des amis stratèges web de m’écrire ce qu’ils pensaient de l’affaire Kony. Voici donc les réactions de deux de mes amis:

-  Mélanie Brieu stratège web chez TMP worldwide et blogueuse

- Et Sébastien Gagnon, stratège web chez Casacom

Et quelques conclusions personnelles à la fin.

Selon Mélanie Brieu:

Nous connaissons les actions de Joseph Kony depuis des années mais comme beaucoup de choses « anormales » dans ce monde nous passons juste à autre chose. Triste réalité mais que faire face à l’exposition de toutes ces horreurs aux journaux télévisés ?

Néanmoins les réseaux sociaux ont changé la donne et pour si peu que quelqu’un veuille vraiment faire avancer les choses, c’est possible en nous mobilisant pacifiquement !  »Kony2012″ en est justement l’exemple même. Grâce à de la transparence du message et de nombreux engagements on est des millions à prendre connaissance ou se rappeler ces horreurs.

Cet exemple me fait aussi penser à ma recherche sur le tourisme durable quand à l’engagement des dirigeants. Il était ressorti que si les personnes à la tête du projet y croient par valeurs, par principes moraux, le reste pourra suivre car les engagements nécessaires et utiles seront pris. À l’inverse, si des actions sont faites juste par intérêts financiers ou par besoin d’estime, l’échec est plus présent.

Pour Kony2012, Jason Russel a un engagement véritable envers la cause et il fera tout pour arriver à son objectif. De ce fait, lorsque l’on regarde la vidéo au travers de sa lecture quotidienne sur Facebook, on voit certes arriver le moment où l’on va nous demander de l’argent (un don pas de la charité !) mais on voit aussi l’engagement et les actions déjà posées tel que la construction d’une école, l’installation de la radio, …

Cette vidéo fait également le travail que tous stratège recherche: pousser au partager mais donner envie à en apprendre plus ! Et tout est fait: Engagement de personnalité, Blog, Facebook, Twitter, Pinterest, …

Mais même une bonne stratégie n’aurait pu arriver à un tel résultat si Jason ne s’y investissait pas autant. Il est à mon avis la base du succès de cet engouement, les stratèges n’ont permis qu’à « ficeler » le tout pour accroître la portée de son message.

Je n’ose imaginer le budget qu’il nous faudrait demander à nos clients pour réaliser une stratégie et des tactiques pareilles… mais dans un tel cas, si ça peut contribuer à arrêter ce malade et sauver des vies et bien « gaspillons » encore plus et donnons à la hauteur de nos moyens !

Selon Sébastien Gagnon:

La campagne Kony 2012 est un cas fascinant et inspirant. Elle nous démontre la force potentielle d’un mouvement social émanant de la sphère publique et non d’une institution.

Cette vidéo crée une forte polémique. Après quelques jours de mise en ligne, elle est le joug de nombreuses critiques remettant en doute son authenticité et sa capacité de faire une réelle différence.

Le réalisateur, Jason Russel, communique très clairement son message sous forme d’une vidéo de 30 minutes qui capte rapidement l’attention. Il y expose dès le départ l’idée d’un changement de paradigme, donnant le pouvoir au peuple de faire avancer une cause devant laquelle les gouvernements sont dépassés et les médias traditionnels ferment les yeux. Le message est expliqué de façon très simple et tombe sous le sens. Il y a un méchant (Kony) et des atrocités perpétrées par celui-ci. Jason Russel énonce très clairement l’objectif principal de sa campagne: faire de Joseph Kony une célébrité afin d’obtenir le soutien du public pour son arrestation. Le message est naïf et universellement acceptable ce qui contribue fortement à la viralité de la vidéo.

De plus, on joue sur l’urgence de l’action (la vidéo périme en 2012) afin de favoriser la réaction du public. Nous vivons dans un monde de l’urgence et du sensationnalisme alors que les choses changent à long terme. Le changement de paradigme n’aura pas lieu avec un seul événement marquant comme celui-ci. Cependant, cette campagne nous montre la force de l’internet comme vecteur de propagation d’idéologies.

Mes propres conclusions:

On a tout de suite vu que la campagne #Kony2012 parlait d’abord aux jeunes. On a compris un peu plus tard, que le travail d’Invisible Children s’était étalé sur plusieurs années avant le dénouement de cette campagne et qu’ils ont travaillé avec des milliers de jeunes, qui ont ensuite été les premiers à rediffuser le viral.

Au delà du relai des jeunes, c’est l’origine purement web et grassroot du mouvement qui est interessant. C’est pour moi la première fois qu’un « grand méchant » n’est pas déterminé par nos gouvernements. Les grands états ne lui ont pas déclarés une guerre ouverte, il n’a jamais fait partie de « l’axe du mal » si cher à G.W.Bush, et n’a jamais été comparé aux tristement célèbres tyrans. Peut-être parceque Kony n’est pas l’égal de ces dirigeants: il n’est pas à la tête d’un pays, seulement d’une armée. Mai soudinement le monde décide qu’il existe un nouveau méchant qu’il s’agit de combattre, et c’est sur le web que ca se passe.

Un dernier point qui me fascine, c’est le BESOIN d’avoir un méchant mondialement connu. Depuis la fin de la guerre froide, les états sont parvenus à se débarasser des méchants: Saddam Hussein, Ben Laden, et Khadafi ont été liquidés. Kim Jong Il est mort, et Moubarak est en prison, condamné à mort. Le monde se retrouve donc sans le repère du grand méchant. On entretient certes une peur constante du terroriste masqué, voire de l’anonymous, mais on avait besoin d’un nom, d’un visage, d’une cause, pour personnaliser le combat, et c’est encore une fois ce qu’est parvenue à faire #kony2012.

Kony2012 devient le nouveau standard des causes sociétales. Cet article rappelle pourtant 6 raisons qui font que l’immense majorité des ONG ne parviendront pas à réaliser un exploit viral à la Kony.

Maintenant, il reste encore un point en suspens: si on s’entends tous pour dire qu’en termes de marketing et de stratégie web, Kony est un succés planétaire retentissant, il n’en reste pas moins vrai qu’éthiquement des questions demeures sans réponses. Cette question, à elle seule demanderait un autre billet… à venir.

 

 


Kony: Meilleure campagne 2012 (oui déjà)

Voici une campagne pour une cause. Non ce n’est pas un 30 secondes, c’est plutôt un 30 minutes. Ce n’est pas non plus seulement une campagne virale (2 millions de visionnements en 2 jours sur youtube).

Kony 2012, une excellente campagne

Pourquoi cette campagne pour invisible children est excellente? Elle crée à la fois un monstre (qui connaissait Kony avant ce vidéo?) et les moyens de lutter contre lui. Elle joue aussi sur la notion de marketing de l’urgence: il faut y parvenir avant le 31 décembre.

Mais surtout, c’est de la création de contenu. Et si la nouvelle forme de campagne de communication efficace prenait de plus en plus la forme du documentaire? C’est ce que je vois arriver. Je suis content d’être impliqué dans l’industrie cinématographique, car c’est elle qui va sauver la pub. La génération Y déteste la pub, ne suporte pas la logique du marketing d’interruption. Par contre elle est curieuse, cherche à comprendre, et dans un monde où l’information est gratuite et disponible à tous, on a besoin plus que jamais d’avoir des contenus qui nous mettent à la page sur une problèmatique. Et dans contenus, je ne parle pas juste de vidéos: en l’occurrence cette campagne créé un rève, un projet de société, et une incroyable chaine de solidarité.

Regardez ce film sur Kony 2012, et vous aurez une excellente illustration de ce à quoi devrait ressembler une campagne marketing en 2012…

 


Les plus belles timeline de marques sur facebook

Facebook a récemment ouvert sa timeline aux pages. Jusqu’à présent la timeline était réservée aux profils individuels. Certaines marques ont déjà compris et sont passées à cette nouvelle présentation, et en profitent pour faire parler d’elles. D’autres prendront le train quand plus personne n’en parlera, (mais auront l’avantage de bénéficier des erreurs des autres, privilège des « late adopters« )

Pour savoir tout ce qui a changé dans le détail, voir ici, à la source, les indications de facebook. mais ce qu’i lfaut surtout retenir c’est que la timeline est un outil de storytelling. Le magasine Forbes ne s’y trompe pas, en expliquant ici comment les marques devraient utiliser la timeline pour raconter leur histoire bien plus que de faire des promotions.

Voici certaines pages facebook utilisant la timeline de manière plus remarquable.

Ma préférée: la page facebook du New York Times, qui fait remonter la timeline jusqu’à la première une du journal en… 1851.

 

Celle-ci me parait assez pertinente et frise le politically incorrect: c’est celle d’un individu qui ramène au réseau concurrent Google plus… Bien vu.

nirajan bom malla Facebook Timeline Cover: 40 (Really) Creative Examples

 

Une page pour un musée avec la timeline de l’art gallery of Ontario. On pourrait ici aller encore plus loin créativement en mettant de l’avant une timeline dédiée à l’exposition en cours.

AGO Facebook Timeline

 

Une autre magnifique timeline pour une ONG: la big cat rescue.  Bon travail!

 

Toujours pertinent de regarder ce que fait le maitre. Facebook a sa propre page, c’est même la page la plus populaire du réseau (63 millions de fans). On joue ici clairement l’image de la marque, sa symbolique et ses codes couleurs…

1x1.trans 20 Amazingly Branded Company Facebook Timeline Pages Guerilla Marketing Example

 

La page de Fanta a trés bien réussi sa transition.

 

Toujours dans l’industrie de l’alimentation, Coca Cola est déjà présente aussi.

 

Etonnant comme dans le monde des boisson, j’ai trouvé les cola, les jus, ou encore les cafés avec starbuck ci-dessous, mais les bières sont étonnement pas encore passées à la timeline.

 

Ensuite, voici un clin d’oeil: une page individuelle, mais qui pourrait montrer la voie vers un avenir pas si lointain dans lequel les espaces des pages pourraient devenir des espaces publicitaires, pourquoi pas… moi ce jour là, je quitte le réseau en tous cas…

oliver alexander Facebook Timeline Cover: 40 (Really) Creative Examples

 

L’armée américaine a la réputation (justifiée) d’avoir une courbe d’adoption des médias sociaux et des nouvelles technologies assez rapide, je suis allé faire un tour, et je n’ai pas été décu, voyez plutôt.

 

 

Pendant que je suis aux Etats Unis, et profitant du fait que nous sommes en pleines éléctions, voici la page facebook de Barack Obama, qui change régulièrement. Encore un qui a bien compris la logique du réseau… le ton de la campagne est donné en un coup d’oeil. Mitt Romney n’est pas encore passé à Timeline. Pour poursuivre avec le monde politique, ce sont les élections en france, alors voici une fausse timeline de nicolas Sarkozy  savemment détournée: c’est méchant et drole, mais c’est aussi fouillé: un vrai travail de journaliste de gauche selon moi. President Barack Obama's Facebook page (©President Barack Obama / Facebook)

 

Bon et puis parceque je suis un tripeux de plongée, je suis tombé sur cette page qui m’a bien plus aussi….maarten walraven Facebook Timeline Cover: 40 (Really) Creative Examples

 

Et pour finir sur une note d’humour, voici une caricature de timeline. Si jamais tout ce que vous avez vu plus haut ne vous a pas aidé à comprendre, il ne reste plus que cette image, trés claire aussi, et pas si folle.
facebook timeline

Si vous avez d’autres pages en timeline efficaces à partager, mentionnez-les moi en commentaire…


Le meshing, c’est l’avenir

Connaissez-vous le meshing? Non? La shareconomy peut-être alors?

C’est l’idée que les règles de marché consistant à lancer un produit, le vendre au plus de monde possible et d’en retirer des bénéfices sont en train d’arriver à leur crépuscule. Non seulement ce type de capitalisme n’est pas durable pour des raisons évidentes de ressources premières en quantité limitées, mais en plus les technologies modernes ont rendu la nécessité de posséder beaucoup moins pertinente. Aujourd’hui, le meshing permet de partager avec la communauté mes possessions: ma voiture, ma maison, mon chalet, mon vélo, mon expertise, ou mon canapé.

Prenons l’exemple des voitures. Un américain dépense en moyenne 19% de son budget pour sa voiture. La plupart du temps, il l’utilise une à deux heures par jour. Il reste donc 22 heures/jour où elle est inutile. Pourquoi à ce moment là ne pas la louer à mon voisin qui en a besoin pour aller faire une course? Moi je rentabilise mon auto, et lui ne dépense qu’une infime partie du cout total. C’est ainsi que sont nés des services tels que Getaround ou Buzzcar ou encore relayside qui permettent de louer la voiture d’un voisin.

Dans l’immobilier c’est le site AirBnB qui fait fureur et qui permet de partager sa maison, d’en louer une partie ou de louer sa résidence secondaire pour un week-end ou un mois.

Aux États Unis le site Rentcycle a même agrégé les différentes compagnies de location de tout type de matériel (auto, chateaux gonflables, chaises longues ou matériel de ski…) sur un seul site pour plus de facilité.

Kickstarter permet de faire des appels à financement pour ses projets d’entreprises ou initiatives créatives. Un projet de bande dessinée vient même de passer la barre du million de dollar promis par les internautes pour que son auteur le mène à terme, avec promesse d’achat du produit finit. Le nombre de projets déjà financés (parfois à plus de 100%) avant la fin de la période prévue est impressionnant, notamment pour des films documentaires. Je me souviens qu’il y a quelques années je donnais des formations à des réalisateurs de cinéma, et que je leur disais espérer voir un jour une plateforme leur permettant de faire un appel ax internautes pour financer leur film plutôt que d’attendre un distributeur prêt à prendre des risque… et bien nous y sommes!

La tendance n’est pas nouvelle, on fait du couchsurfing depuis des années, mais les nouvelles technologies de géolocalisation rendent ce genre de service beaucoup plus pratiques et faciles d’utilisation. La tendance au meshing est tellement lourde que certains Business angels privilégient d’investir dans ce type de start-ups car elles représentent selon eux l’avenir de l’économie de marché.

2012 devrait donc voir fleurir encore plus de compagnies pour alimenter le Mesh. Des innovations telles que Munchery, une plateforme en ligne permettant d’acheter (et de se faire livrer) des plats préparés par des chefs locaux, ou Flinc qui permet de trouver un service de covoiturage en temps réél, ou encore Knodes, une autre plateforme permettant celle-là de vous aider à trouver des experts dans votre propre réseau de connaissances, sont autant d’initiatives illustrant le mesh.

Tiens une idée de start-up que j’aimerais voir et dont le service me plairait: l’idée serait de louer tout ce dont je ne me sers pas chez moi: ma tondeuse à gazon, ma perceuse, ma déneigeuse, voire même mon jardin, mon équipement de ski ou de plongée sous-marine… une sorte de ebay pour la location en fait. Tiens je vais aller pitcher ca à Ebay justement…

Pour en savoir plus: lire le livre The Mesh


Pourquoi interdire les médias sociaux aux bénévoles de Londres 2012 est une connerie!

Le comité d’organisation des Jeux Olympiques de Londres 2012 vient de prendre une décision réactionnaire qui va à l’encontre de son temps: interdire aux 70,000 bénévoles des JO d’utiliser les médias sociaux. Pourquoi est-ce que c’est une connerie? Essentiellement pour les raisons suivantes:

1- Ils se privent d’une incroyable quantité de contenu

Je me doute bien qu’ils ont des ententes d’exclusivité avec les chaines de télé pour diffuser leur contenu. Mais quand même, imaginez 70,000 personnes, jeunes pour la plupart, amateurs de sport sans aucun doute, et en train de vivre une expérience dont ils parleront encore quand ils seront retraités. C’est sur qu’ils pourraient diffuser des images, des vidéos ou des impressions sous des points de vue inaccessibles aux caméras télé. Parmi tout ce contenu des coulisses des JO, des perles passeraient certainement à la postérité. Bien sur celà ouvrirait ouvrir la porte à de l’abus, mais il est plus facile de de donner des contraintes pour canaliser un mouvement que de l’interdire, ce qui m’amène à mon prochain point.

2- Il sera impossible de controler ces 70.000 personnes anyway

A moins de mettre des ressources suffisantes pour surveiller les comptes facebook, twitter et youtube de tous ces bénévoles, comment controler? Du moins comment s’assurer qu’ils ne diffusent rien? Bien sur, une fois le vidéo devenu viral, ils pourront en retracer l’origine, mais il sera trop tard. On interdit pas ce que l’on ne peut surveiller, à moins de se baser sur la confiance. Mais je rappelle que la grande majorité de ces bénévoles sont des jeunes, une catégorie de la population passée maitre dans l’art de créer des comptes anonymes sur les médias sociaux.

3- ils regretteront cette décision

Je fais ici un double pari. D’abord je parie que des images (photos et/ou vidéos) apparaitront sur la toile de manière non autorisée. Parmi elles, certaines auront un pouvoir viral non négligeable. Ce sera donc la confirmation de l’échec de la politique d’interdiction.

Mon deuxième pari c’est que pour les jeux de 2016, non seulement les bénévoles seront autorisés à utiliser leurs cellulaires et leur point de vue unique, mais qu’en plus un site web pour les rassembler sera mis en place. On aura plus peur des médias sociaux pour contrôler son message, on les utilisera pour créer et diffuser plus de contenu. Je ne serai même pas étonné que les organisateurs des JO trouvent un commanditaire dans l’industrie des télecom, et que celui-ci offre un cellulaire dernier cri à chacun des bénévoles avec comme unique condition l’obligation de s’en servir et de diffuser du contenu pendant les JO. Et ce jour là les organisateurs de Londres2012 se diront: « Merde, si on avait pensé à ca… »

Alors, on parie combien?